Films

Catégorie : Filmographie
dc. 11, 2003

Wallonie 2084

Ce film est une allégorie sur l'anticipation du destin wallon. L'auteur maudit de films étranges, Jean-Jacques Rousseau, a inventé l'histoire du médecin fou, Klein Eindberg, et son frère Gustave.

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Synopsis

Ce film est une allégorie sur l'anticipation du destin wallon. L'auteur maudit de films étranges, Jean-Jacques Rousseau, a inventé l'histoire du médecin fou, Klein Eindberg, et son frère Gustave. Tous deux psychiatres animaliers du Zoo d'Anvers, ils sont devenus dictateurs de la Troisième République des Flandres.

En 2082 une guerre a opposé la Wallonie à la Flandre. En 2084 le Docteur Klein Eindberg est nommé Chef suprême de la Troisième République des Flandres. Les wallons sont réduits en esclaves. Ils doivent travailler jour et nuit pour fabriquer des missiles dotés d'ogives bactériologiques avec le virus de la grippe du canard qui est mortel pour l'homme. Charleroi résiste aux fascistes qui ont terrassé les hommes du Nord accrochés à la démocratie. Un médecin wallon, Léon Pestiaux, prend les armes pour défendre les esclaves wallons.

Un pilote de chasse de la force aérienne flamande, Yann Breedel, surveille les frontières avec son prototype. Il est présentateur de la chaîne flamande - Golden Zee Vlaanderen - qui fait concurrence avec la chaîne française car il veut élargir les frontières de la Flandre. Dans le Nord de la France, le PDG de la chaîne française de Saumur fait armer l'intestin du légionnaire français Ravachol pour qu'il explose dans un lieu public.

Le docteur Eindberg veut endiguer le terrorisme en remettant la peine de mort. Drogué au LSD 25, il sombrera dans la folie.

Ce film de pure imagination, fait plonger le spectateur dans le futur antérieur.

Synopsis NDLS
In 2082 breekt een oorlog uit tussen Wallonië en Vlaanderen. In 2084 wordt dokter Klein Eindberg benoemd tot Opperste Leider van de Derde Vlaamse Republiek. De Walen worden tot slavernij gebracht. Zij moeten dag en nacht werken in fabrieken die bacteriologische wapens produceren die het voor de mens dodelijke eendengriepvirus verspreiden. Charleroi verzet zich tegen de fascisten die uit het Noorden afkomstige verdedigers van de democratie hebben neergeslagen. De Waalse dokter Léon Pestiaux, neemt de wapens op om de Waalse slaven te verdedigen.

Een piloot van een jachtvliegtuig van de Vlaamse luchtmacht Yann Breedel, bewaakt de grens met zijn prototype. Hij is presentator van een Vlaamse zender - Golden Zee Vlaanderen – die de Franse zender beconcurreert, want hij wil de grens van Vlaanderen uitbreiden. In het noorden van Frankrijk laat de directeur van de zender van Saumur de Franse legioensoldaat Ravachol omgorden met een bom, waarna hij zich op een openbare plaats moet opblazen.

Dokter Eindberg wil het terrorisme indijken door de herinvoering van de doodstraf. Hij wordt gedrogeerd met LSD 25 en wordt waanzinnig.
Abstract
This film takes us into the year 2084, two years after the outbreak of the war between the Walloon provinces and Flanders. The Walloons lost and in the year ’84 they are the slaves of their opponents, they are used in the development and the production of missiles, under the leadership of Little Einsberg, a psychiatrist. Jean-Jacques Rousseau’s new production, like in many other cases an allegory of the totalitarian systems, is an addition to an absurd body of work, by an author who refuses to release his own date of birth into the world and who never leaves his home without sufficient protection on his head. What if your soul were stolen by alien creatures?
Livret Jaquette,
Page 1, Page 2, page 3, page 4.

Réalisation

Jean-Jacques Rousseau

Scénario

Jean-Jacques Rousseau

Production

Année

2003

Durée

84min
Technique Vince Clarke (montage)

Acteurs

Frans Badot, Marc Dehout, René Cuba, Cory Fly, Noël Godin, Dan Seymour, Edward Maslowsky, Marie Noël, le magnétiseur Armand, Frédérique Rousseau, Gianni Mancini, Sergio Monego, David Gilson, Olivier Evaldre, Jean-Jacques Rousseau, Claudio Forgione, Ronald Leclercq, Jean-Philippe Duvivier, les frère et père Vanderbroeck, Félix Djamany, Léon Stone, Pierre Delcroux, Julie Naudeau, Fernand Volont, Roger Gérard, Yves Madry, Francis Wuillot, Didier Stein, Xavier Bernard, Xavier Crame.

Format

miniDV, couleurs
Presse Sortie DVD de Wallonie 2084 (Cinergie)
Wallonie 2084 : les délires de JJR
Ouch ! sur Nanarland (lien zonebis)

Critique

« Qui n'a jamais vu de film de Jean-Jacques Rousseau, le Cinéaste de l'Absurde wallon, ne peut en aucun cas comprendre la teneur même de son cinéma. Qui n'a vu qu'un seul film de Jean-Jacques Rousseau ne peut décemment en écrire un compte-rendu décent et objectif. Car le cinéma de JJR, c'est avant tout un état d'esprit, voire un concept créatif en soi qui n'est compréhensible que dans son ensemble. Après L'HISTOIRE DU CINEMA 16, après FUROR TEUTONICUS, après LE DIABOLIQUE DOCTEUR FLAK, mes yeux ont eu le plaisir coupable de se poser sur l'inénarrable WALLONIE 2084, long métrage du maître encagoulé de la subversion filmique à base de nazis futuristes, de savants déglingués et de frites huileuses.
Générique: un jeune homme en uniforme danse sur une musique électro extrêmement cheap et se déshabille peu à peu. On croirait à l'ouverture d'un porno gay. Une fois terminée cette intro inattendue débute l'histoire tragique d'un pays déchiré. Suite à une guerre fratricide qui ensanglanta la Belgique en 2082, les Wallons sont devenus esclaves des Flamands. Les dirigeants de la Flandre, des jumeaux psychiatres animaliers accros au LSD 25, décident d'étendre leur territoire au nord de la France via une invasion d'abord télévisuelle, puis bactériologique via une diffusion du virus de la grippe du canard. Mais les francophones résistent vaillamment en envoient un soldat portant une charge explosive dans l'anus afin d'endiguer les projets d'invasion de l’ennemi...

Souvent incompréhensible, parfois hilarant, toujours intriguant et constamment désarçonnant, WALLONIE 2084 défie toutes les lois cinématographiques en vigueur. Certains n'hésiteront pas à qualifier pareil ovni de foutage de gueule, d'autres de chef-d'oeuvre de cinéma anarchique, mais une chose est certaine, c'est qu'il fait inévitablement réagir autant de par sa forme (film au budget plus que dérisoire tourné en vidéo) que par son fond (que je n’ai toujours pas réussi à atteindre). Bon point pour un film qui souffre dans tous les cas d'une chose: sa durée. Car le cinéma de Rousseau peut plaire, mais il ne peut divertir pleinement sur 80 minutes. Et ce malgré la présence de Noël Godin en toubib infiltrant un suppositoire explosif dans l'arrière train d'un grand chauve baraqué, malgré les maquettes qui fleurent bon le cinéma Z d'antan, et malgré les dialogues qui redéfinissent à eux seuls le sens du mot absurde. La durée nuit à la narration souvent volatile du cinéaste belge ce qui a pour effet de déconnecté le public du récit, se retrouvant alors confronté à une incompréhensible farce au sens indéchiffrable. » (Kerozene, forum du Club des Monstres, 8 novembre 2006)