Documentaires

Catégorie : Documentaires
dc. 18, 2009

Furor Absurdüs

Jean-Jacques Rousseau, caméra au poing repart à l’aventure et relance le tournage de l’ « Histoire du Cinéma 16 III », pour le boucler une bonne fois pour toutes, comptant bien cette fois mettre un point final à son dernier délire pelliculé, son quarante-troisième film.

Furor Absurdüs

Synopsis
Jean-Jacques Rousseau, caméra au poing repart à l’aventure et relance le tournage de l’ « Histoire du Cinéma 16 III », pour le boucler une bonne fois pour toutes, comptant bien cette fois mettre un point final à son dernier délire pelliculé, son quarante-troisième film.
Note d'intention


Bruxelles, 30 avril 2007. Le BIFFF 25ème du nom s'est clos la veille. Intrigué par une affiche, j'ai décidé de me rendre au Bunker pour assister à une rétrospective Jean-Jacques Rousseau et comme d'habitude je suis en retard. J'ai déjà visionné quelques films du cinéaste et l'affiche de la soirée, les titres des films projetés, la présence d'un certain Johnny Cadillac ainsi que l'opportunité de passer une soirée délirante dans la continuité de défunt festival du film fantastique avaient fini de me décider à faire partie de l'assistance ce soir-là.
L'ennui c'est que j'étais encore loin d'arriver alors que le spectacle, lui, allait débuter.
Ereinté, essoufflé et en sueur j'arrive enfin au Bunker. Je rentre, me dirige vers le guichet, sort mes 5 euros et les tape sur le comptoir. « Vous avez de la chance, Cadillac va commencer ». J'avance en direction de la salle, me rapprochant de la musique. Là, seul sur scène, un Johnny plus vrai que nature entonne les premières paroles de « Vivre pour le meilleur ». Je m'assois et me retourne. Derrière moi, un homme cagoulé me regarde. Il me salue. « Regardez-le, il est formidable. Et en plus, il joue dans mes films. Johnny joue dans mes films ! ».
Fin de la soirée et plus grand monde dans la salle. L'homme à la cagoule sort de derrière l'écran tout en se démasquant.
Une fois arrivé à ma hauteur, il me lance « alors, vous avez aimé ? »
« Oui c'était excellent, j'ai passé une super soirée ! ».
« Tant mieux, tant mieux ».
« Monsieur Rousseau, j'adorerai tourner un documentaire sur vous. C'est possible ? »
« Contactez mon assistant, on verra ce qu'on peut faire. »
Quatre mois plus tard, un coup de fil : « Monsieur Pascal, Pasqué chose, là, le réalisateur quoi. Je tourne un film dans deux semaines, ça vous intéresse de passer ? »

Quand j'ai vu le film « Ed Wood » de Tim Burton pour la première fois, j'ai découvert un réalisateur hors norme, passionné, à l'enthousiasme débordant, dont les nombreuses maladresses et approximations, à force de naïveté et de candeur, devenaient des qualités toutes personnelles. Le cinéma de Ed Wood peut se résumer en un mot : liberté.
Depuis presque 40 ans un réalisateur belge accro au cinéma a pris le relais. Avec plus de 40 films au compteur cet acharné de la caméra incarne le cinéma libre et décomplexé, reprenant fièrement le flambeau à son grand frère Ed Wood, l'innocence en moins.
Ce réalisateur porte le doux nom de Jean-Jacques Rousseau. Le bonhomme n'est pas seul dans sa quête cinématographique. Une troupe d'irréductibles fidèles l'épaulent, plus motivés que jamais à chaque nouveau projet annoncé.
Après Ed j'ai découvert Jean-Jacques et j'ai appris à aimer ses films, son Univers et ses personnages.

Ce documentaire est notre déclaration d'amour à Jean-Jacques Rousseau et à son cinéma. Jean-Jacques Rousseau, le marginal, le barbare du cinéma dont la passion, la personnalité haute en couleur, la détermination et le culot me fascinent.

Ce film est une façon de le remercier pour son courage, car tout autre que lui aurait renoncé. Pas Jean-Jacques. Lui, visualise, tourne dans sa tête et rêve sans cesse de cinoche épique, de scénarios grandioses, de combats homériques et d'effets très spéciaux.
Rousseau persiste et signe, crée envers et contre tous un univers cinématographique totalement personnel, jonglant constamment entre maladresses et intense poésie.

Depuis presque un an déjà mon cousin et moi-même bossons sur un documentaire retraçant les aventures filmiques du maître de l'absurde.
Après plusieurs mois de tournage le montage à enfin commencé et nous pourrons très bientôt balancer un joli petit teaser.

 

Réalisation

Michel Pasque aime le cinoche et les sports extrêmes. C'est pourquoi il décide d'allier ses deux passion et commence sa carrière de réalisateur en shootant des vidéos de glisse et de vélo de déscente portant les doux noms de "Broken" et "One 4 all". Depuis un an il officie en tant que vidéaste pour le scénographe Franco Dragone et après avoir signé la réa du making of de "Ce matin, un lapin" il enchaîne avec la co-réalisation de Furor Absurdüs, un documentaire retraçant les aventures rocambolesques de Jean-Jacques Rousseau, le cinéaste de l'absurde, sur son dernier tournage.

Jeune réalisateur de 26 ans, Maxime Pasque se lance dans le vidéoclip en réalisant "I can't wait" pour le groupe Soldout. Après cette fructueuse expérience il remet le couvert pour Sharko en mettant en scène "Sweet Protection" et son petit chaperon rouge belliqueux. Cette année il s'attaque à un second clip pour Sharko et co-réalise "Ce matin, un lapin", un court métrage mettant en scène une bande de chasseurs avinés se retrouvant nez à nez avec un hybride homme-lapin peu enthousiaste de voir ces empêcheurs de batifoler en rond flinguer tout ce qui bouge dans sa belle forêt. Avec Michel Pasque, son cousin, il termine le documentaire "Furor Absurdüs".

 

Production
MMP Productions
Année
2007-2008-2009 (avant-première le 26 septembre 2009)
Acteurs
Jean-Jacques Rousseau, Cimon de Syraine, Eveline Scrève, Jean-Claude Botte, Philippe Otlet, Pascal Ranwet, Miss Ming, Marc Dehout, Johnny Cadillac, Bela Olah, ...
Durée
1h30
Technique
Didier Minne, Axel Hanus (son), Michel Pasque (caméra, montage), Maxime Pasque (perche, montage), Lisa Carletta (photo), Sacha Feiner (infographie), ...
Format
DVcam, 16/9 , couleurs
Articles
Eric Naulleau et Jan Kounen rejoignent l'équipe du cinéaste de l'absurde (Marcel Leroy) (pdf)
JJR l'homme-canon (Nadine Monfils) (pdf)
Focus - le Nouvel An Belge sur CinémaFantastique (lien)

 

Teasers du film :

1) Rémy Legrand, philosophe cinéphile :

2) Emman Van Land, acteur :

3) Les Cowboys :

4) Pascal Ranwet, acteur :

5) Johnny Cadillac, acteur et chanteur :

6) Miss Ming, fan dadaïste :