Films

Catégorie : Filmographie
sept. 14, 2007

L'Histoire du Cinéma 16 III

Bertrickx, devenu roi de l'évasion, n'échappera pas au tournage du prochain film du réalisateur le plus autosatisfait de sa génération : "Le camping de la terreur".

Synopsis

Bertrickx, devenu roi de l'évasion, n'échappera pas au tournage du prochain film du réalisateur le plus autosatisfait de sa génération : "Le camping de la terreur". Les membres du GAGB, la garde prétorienne de JJR, se charge de pister l'acteur sauvage dans la fôret. Amour, action, humour et réflexion ne sont pas au rendez-vous dans ce film dors-et-déjà maudit.

Réalisation
Jean-Jacques Rousseau
Production
Vince Hache et JJR Films
Articles
 
Année
tournage en août-septembre 2007
Acteurs
Jean-Claude Botte, Francis Somville, Gianni Mancini, Ronald Leclercq, René Cuba, Eveline Scrève, Bela Olah, Philippe Otlet, Alex Degas, Marc Dehout, ...
Durée
30 minutes
Technique
Alain Clerckx et JJR (caméra), Cimon de Syraine (assistant réal, affiches, décors), Eveline Scrève (assistante), ...
Format
miniDV, couleur
Analyse

"L’histoire du Cinéma 16 n°3" de Jean-Jacques Rousseau clôt une autre trilogie initiée celle-ci en 1983 par "L’histoire du cinéma 16". Avec ce film au rythme épileptique, à la narration déstructurée et sans véritable fil rouge, JJR réalise une sorte de lexique de son cinéma, de sa carrière, et de lui-même avec en toile de fond le tournage d’un de ses films. Un peu comme si le cinéaste courcellois s’était choppé en mode frontal la Nouvelle Vague : Truffaut pour la toile de fond de "La nuit américaine" et Jean-Luc Godard pour l’abstraction et la non-linéarité de son montage.

Ce court-métrage est une conclusion sur plus de 40 ans de cinéma libre et décomplexé, Jean-Jacques en profitant pour tirer à boulets rouges sur des pratiques qui le mettent hors de lui, pour se confesser et exorciser ses démons. Tout y passe, de la scripte casse-bonbons en manque de plans de coupes, aux acteurs réticents à l’idée de tourner pour un tyran peu respectueux, sans oublier les monstres en tous genres, les panneaux inter-titres empruntés au cinéma muet et un JJR prisonnier de son éternelle condition d’auteur maudit et incompris du grand public.

Si L’histoire du cinéma 16 n’est pas le film le plus humoristique ou le plus acide de Jean-Jacques Rousseau, il est certainement le plus passionnant et le plus radical de sa large filmographie. Un résumé parfait de son œuvre en 35 minutes !!!

(Sartana sur CinémaFantastique.be)