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sept. 29, 2016

texte hommage à Jean-Jacques Rousseau, par Renato Cubba

texte hommage à Jean-Jacques Rousseau, par Renato Cubba

Texte hommage à Jean-Jacques Rousseau

par Renato Cubba

Je n’ai jamais pu savoir si le jour de sa naissance il y a eu un orage, un drame atteignant son âme, trafiquant son instinct, et expliquerait les traumatismes Éden de son jardin !

Mais Jean-Jacques Rousseau ne lâchait rien ! il sur-réalisait ses maux, les métamorphosait, les assaisonnant de paradoxes dont il était victime, et suivait ainsi le chemin que sa mère lui avait tracé… être cinéaste pour avoir le droit d’exister.

Alors, pour faire hommage à son art, je vous explique le début de Jean-Jacques Rousseau, en employant les mots fidèles à son univers et la dérision qu’il exploitait.

Je l’imagine au printemps de sa vie, à l’aube de son nom, en convalescence dans le ventre de mère, impatient de naître pour exaucer ses rêves. Et lors d’une projection que sa maman dégustait encore, il n’en pouvait plus de vouloir venir au monde, et créer, pour donner à sa mère les mêmes sentiments de gaieté !

Et puis voilà ce jour de pleine lune, au 8ème mois de son impatience, c’est là ! qu’il décide d’exister !
Alors, de ses précoces canines acérées, il se mit à mordiller la paroi utérine de son identité déclenchant ainsi la décision de son expulsion.

Et là… le prématuré, vainqueur de son cordon, devint tributaire d’une embryonnaire empreinte contrariée, décalant ainsi son temps, et donna naissance à une irrésistible pitance cérébrale de fixer sur la toile, des... étripés pendus gazés opprimés, souvenirs d’une paroi placentaire qui devenait son enfer et le faisait souffrir, à chaque séance de cinéma, que sa mère de ses yeux dévorait de plaisir.

Le voila donc délivré, armé de pensées créativo-suicidaires, une saccade de réalité inventée mais enjolivée par les merveilles de l’absurde, créant ainsi …l’histoire d’une histoire, de l’histoire d’un artiste caché dans la tourmente, et obsédé d’assouvir les hôtes qui le hantent !

Oui, Jean-Jacques Rousseau était tellement curieux de la vie, et surtout de la mort, qu’il a lutté un peu dans son coma, pour ne pas trancher trop vite notre communion avec lui et son aura.

Et puis pour honorer ses mentors, s’en est allé, découvrir la lumière au bout de son tunnel !

S’il avait pu ajouter un mot ce soir, il aurait certainement évoqué que… instinct et destin font toujours corps ensemble … prenez et savourez, car ceci est mon sort !