L'Histoire du Cinéma 16

Synopsis

Il s'agit d'une mise en abyme de l'auteur qui revient sur toutes les critiques dont il a été l'objet au cours de sa carrière. Jean-Jacques Rousseau vient de terminer son dernier film, tourné dans des conditions indignes. Il se prépare à le montrer aux critiques cinéma d'un journal local. Le cinéaste lance les premières images mais celles-ci révèlent tous les problèmes que peut rencontrer un cinéaste non-professionnel. Film autocritique.

L'auteur Jean-Jacques Rousseau se déteste lui-même à la vue de son oeuvre. Deux ans de travail pour faire un film raté, pas de chance pour ce cinéaste farfelu qui, après vingt ans de pratique cinématographique, décide d'engager une réfugiée politique d'origine polonaise pour réaliser son film, "L'Histoire du Cinéma 16". Elle fera son possible, mais elle comprendra vite que ce film est en faillite, pas d'aide ! Elle veut éliminer les chômeurs et les techniciens du film qui travaillent avec elle. Pas possible suite aux contrats. Alors, elle met fin à ses jours dans des circonstances bien obscures. Un karatéboxeur, maître Belface, un personnagé payé par Jean-Jacques Rousseau, doit remettre de l'ordre sur le plateau. Il devra livrer combat aux devils, une bande de délinquants victimes de leurs fantasmes : les devils ont été pays par une multinationale tentaculaire nommée "Vidéo New" pour incendier les salles de cinéma des environs, car cette multinationale veut la mort du cinéma et la perte de Jean-Jacques Rousseau. Maître Belface est agressé dans son école, on incendie sa voiture, il doit même livrer combat avec le diable matérialisé en démon jaune (Maleficium)...

"L'Histoire du Cinéma 16", un film hors du commun, un film qui n'a pas d'égal en Belgique, un long-métrage absurde duquel s'évadent quelques séquences remarquables.

 

Commentaires

Autour du film

La revue du 16

Selon l'auteur

« L'Histoire du cinéma 16 est un film autocritique du réalisateur autodidacte Jean-Jacques Rousseau. Ce film illustre les problèmes du cinéma non-professionnel : concurrence de la vidéo, chômage, crises, faillites. Le cinéaste a tourné avec des moyens précaires et limités. Tournage laborieux avec une équipe psycho-dramatique de comédiens improvisés. Il s'agit d'une satire du cinéma 16 et d'une histoire abstraite à base d'intuitions symboliques. C'est le testament de l'auteur Jean-Jacques Rousseau. »

Réalisation
Jean-Jacques Rousseau
Scénario
Jean-Jacques Rousseau
Production
Ciné Calibre 16
Année
1982
Acteurs
René Cuba, Jean-Claude Botte, Frans Badot, Albert Staes, Marc Dehout, Philippe Marin, Stephano Barbera, Andrée de Brukber, Janika Marzec, Alfred Carbillet, Roland Wattin, Armand Boulard, Jacky Piette, Jean-Pol Delestrain, Fabienne De Keulener, Tony Rizzo, Maurice Waguet, Michel Wéry, Jacques Dapoz, Josette Splingard, Mario Bettini, Patri Gatenzo, ...
Durée
54 min
Technique

Assistant réalisateur : Jean-Luc Marin
Prises de son : Georges Goret, Philippe Marin, Philippe Merschaut, Josette Splingard, Alain Majois
Décors : Jean-Jacques Rousseau, Albert Staes, Josette Splingard
Eclairage : Armand Boulard, Roland Wattin, Albert Staes, Jean-Luc Marin
Montage : Jean-Jacques Rousseau
Costumes / scripte : Josette Splingard

Format
16 mm , couleurs