Les Compagnons de Justice

Récompense

Prix du Public au Festival du Film de Charleroi en 1974

Synopsis

Un homme tue son oncle et hérite. Mais c’est sans compter sur la secte à laquelle adhérait le défunt du temps de son vivant : les Compagnons de Justice. L'homme va alors vivre son pire cauchemar.

Réalisation
Jean-Jacques Rousseau
Scénario
Jean-Jacques Rousseau, Victor Sergeant
Année
1974, remasterisé en 2009.
Acteurs
Victor Sergeant, François Teninna Scipioni, Josette Splingard, Salvatore Allonge, Christian Margot, Francis Ceccini
Durée
22 min
Technique
Ciné Calibre 16, JJR.
Format
16 mm , couleurs
Musique
Eric Bettens, Ludovic Nees
Analyse

Eveline Scrève, spécialiste ès JJR et pion essentiel de son équipe, s'est lancé depuis plusieurs années dans une lourde entreprise de réhabilitation des premiers méfaits pelliculés de Rousseau par la remasterisation de ceux-ci. Telle une archéologue elle déterre, dépoussière et nous permet de redécouvrir des films oubliés et invisibles depuis presque 30 ans.

Après le conte macabre "Germaine Grandier"  et "Catalepsie", un film concept, jouant sur une narration par point de vue unique inspiré par "La Corde" de Alfred Hitchcock, Eveline nous propose "Les compagnons de justice" qui clos en beauté une soirée riche en découvertes ainsi qu'une autre trilogie, thématique cette fois-ci, celles des "enterrés vivants".

Voir ces films tournés en 16mm dans les années septante permet de nous rendre compte qu'à cette époque JJR découpait, pré-montait et stylisait sa mise en scène, ce qu'il fait beaucoup moins aujourd'hui, les propos, angoisses et l'univers du réalisateur comptant désormais plus que l'aspect purement visuel de ses métrages.

Il est aussi intéressant de remarquer qu'à cette époque JJR est en phase d'écolage, d'apprentissage. Il teste, s'inspire et copie ses maîtres (on reconnaît Sam Pekinpah au détour d'un magnifique ralenti). En résulte un film policier à la lisière du fantastique, envoûtant qui malgré quelques maladresses techniques donne foutrement envie de découvrir dans les plus brefs délais toutes les perles imprimées sur acétate de cellulose que JJR garde précieusement rangées dans ses tiroirs. Des films riches et tournés au premier degré qui démontrent que Rousseau était un technicien avant de devenir un auteur.

(Maxime Sartana Pasque sur CinémaFantastique.be)